Marie de Magdala – Apôtre des apôtres

Marie de Magdala a été, depuis des siècles, l’objet de très nombreuses spéculations. Elle est citée dans les manuscrits grecs des Evangiles en tant que « Marii i Magdalini », du nom probable d’un petit village de pêcheurs située sur la rive ouest du lac de Tibériade, à quelques kilomètres du site clairement identifié de Capharnaüm. Dans ce village, des fouilles ont permis de mettre à jour une cité antique comprenant une synagogue et ses vestiges ornementés (mosaïque et bas relief). 

Elle a souvent été confondue avec Marie de Béthanie, sœur de Lazare, sans doute à partir d’une lecture de la Légende dorée de Jacques de Voragine qui indique que sa famille possédait une grande fortune, dont la ville de Béthanie. 

Femme torturée par sept démons chassés par le Christ, elle devint probablement sa disciple. Elle est présente, dans le texte sacré, au cours de la crucifixion, puis le matin de Pâques jusqu’à l’apparition du Christ ressuscité qui lui donne verbalement la mission d’aller annoncer la résurrection aux apôtres. A ce moment, le Christ aurait prononcé selon la traduction latine le célèbre : « noli me tangere« , autrement dit « ne me touche pas« , la traduction du texte grec original indique plutôt l’idée de retenir et équivaudrait à « ne me retiens pas. »

Les apôtre seraient restés crédules devant le témoignage de Marie de Magdala, jusqu’à ce que le Christ leur apparaisse également. Elle disparait ainsi du texte évangélique. L’histoire ne lui a pas donné la place tout à fait singulière qui lui revient : déclarée « prostituée » par le Pape Grégoire le Grand à la fin du 6e siècle, elle devint injustement au fil des siècles, notamment dans la peinture et dans la pensée occidentale, une forme de vénus évangélique. Respectée dans l’Orthodoxie et jamais considérée comme une « prostituée » par les « Eglises d’Orient », Marie de Magdala, égale aux apôtres, a été l’Apôtre des apôtres, choisie par Dieu et par le Christ en personne pour annoncer le mystère divin de la résurrection et envoyée par Lui pour annoncer en premier ce miracle. 

La suite de son histoire repose sur des légendes ne coïncidant pas forcément entre elles. Marie Madeleine serait arrivée de Galilée en Gaulle, à Marseille ou aux Saintes-Maries-de-la-Mer, après s’être rendue à Rome ou directement de Palestine. Elle aurait évangélisé ce que l’on nomme aujourd’hui la Provence, puis se serait retirée dans une grotte de l’arrière pays marseillais, où elle vécut une trentaine d’année, devenant ainsi la première ermite de la Chrétienté. Elle est discrètement mais généreusement vénérée en France. Le haut lieu de vénération de Sainte Marie Madeleine se trouve en la grotte de la Sainte Baume, une chapelle ancienne lui est consacrée dans la Crypte de l’Abbaye Saint Victor de Marseille, enfin on la prie et l’on se recueille à Saint Maximin où elle repose dans la crypte de la basilique Sainte Marie Madeleine qui est le troisième tombeau de la Chrétienté, après le Saint-Sépulcre à Jérusalem et le tombeau de l’apôtre Pierre à Rome.

(article plus détaillé à venir)